Au musée du Louvre, des peintres copient légalement des toiles de maître !

LE PARISIEN MAGAZINE. Dans les salles du Louvre, au milieu des visiteurs, des peintres reproduisent des toiles de maître derrière leur chevalet. Une activité strictement encadrée, réservée à des artistes triés sur le volet.


L’Israélien Sam Rachamin a pu reproduire La Baigneuse d’Ingres gratuitement. Au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, cela lui aurait coûté très cher. (Ivan Guilbert pour Le Parisien Magazine)


Mais les autodidactes sont les bienvenus. Comme André Martin, un peintre en bâtiment de 58 ans. Ce copiste a jeté son dévolu sur La Vue de Pirna, de Bernardo Bellotto, une petite toile de 1759 exposée dans la galerie des Italiens de l’aile Denon. « Je rêvais de venir apprendre le métier ici depuis les années 1990 », confesse-t-il, plein de gratitude. Pour être admis dans ce cercle fermé, le quinquagénaire a dû présenter ses dessins, soumettre son dossier, passer un entretien. Chaque conservateur des différents départements de peintures sélectionne une dizaine de candidats, qui se voient attribuer une autorisation d’une durée de trois mois. Mais ils sont bien plus nombreux à tenter leur chance : les apprentis peintres du monde entier – Chinois et Russes en tête – se ruent sur les 90 chevalets que le Louvre met à leur disposition, en plus des tabourets. Sam Rachamin, artiste israélien d’une trentaine d’années, profite ainsi de son long séjour à Paris pour scruter dans les moindres détails La Baigneuse d’Ingres (1808). « Il faut payer des milliers d’euros pour faire de la copie au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg en Russie, . commente Isabelle Vieilleville. Au Louvre, c’est gratuit. »


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